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Jeudi, 17 Août 2017

Hilke: Au pair aux Etats-Unis

Hilke Delbeke: au pair en Amérique de mai 2014 à mai 2015

 

Peux-tu te présenter en quelques mots?

Bonjour. Je m’appelle Hilke. J’ai 23 ans et je suis née à Courtrai. J’ai un diplôme d’éducatrice. Mon expérience avec les enfants je l’ai construite au “De Speelvogel”, un accueil extrascolaire à Roeselare. C’est là que je travaillais avant de partir.

 

Pourquoi as-tu décidé de participer au programme au pair en Amérique avec jobstop?

Comme beaucoup de gens, je rêvais de partir en Amérique. Mais je ne savais pas vraiment comment m’y prendre. Un jour, j’ai lu un blog d’une personne qui était partie comme au pair en Amérique. Ce concept m’a vraiment plu et ce programme semblait fait pour moi. Non seulement je pouvais partir pour la destination dont je rêvais depuis des années, mais je pouvais combiner ça avec mon autre passion: le travail avec les enfants. Après quelques recherches, je suis tombée sur le site de Jobstop. J’ai vu qu’une session d’info allait être organisée et j’y suis allée. J’ai été extrêmement bien aidée avec toutes les questions que je me posais et j’ai décidé de choisir Jobstop. 

 

Avais-tu déjà suivi un programme au pair auparavant?
Non, c’était la première fois.

 

Comment s’est passée ta période d’adaptation en Amérique?
Je pensais que ce serait plus difficile mais tout s’est très bien passé.

Ici, il faut payer un pourboire quand on va au restaurant.... c’est une question d’habitude.

Ce qui m’a le plus étonnée, c’était l’immense sympathie des locaux. Par exemple, un jour j’ai eu des soucis pour comprendre le système de parcomètre. Quelqu’un a littéralement couru vers moi pour m’aider. Les Américains vous souhaitent toujours la bienvenue dès qu’ils savent que vous n’êtes pas Américain.

 

Qu’apprécies-tu le plus dans ta nouvelle vie en Amérique?
Bien sûr je profite chaque jour des enfants et de tout ce qui m’entoure. Et ce n’est pas à sous-estimer. Il y a trois enfants dans ma famille d’accueil, dont deux ayant des troubles. CJ, l’aîné de 6 ans souffre du syndrôme d’Asperger. Le deuxième enfant, Annie (5), a une paralysie cérébrale. Elle est née à 26 semaines de grossesse. Elle a manqué d’oxygène ce qui a provoqué des dommages cérébraux. Et il y a aussi Debbie (3) qui était calme les deux premières années... jusqu’à ce qu’elle fête son troisième anniversaire. Le travail ne manque pas. Mais c’est mon choix. Aucun jour ne ressemble à l’autre. Ca m’occupe chaque seconde. A chaque fois que je franchis une étape avec les enfants, j’en ressens une immense fierté!

Il y a les enfants, mais aussi les voyages. On ne vient pas en Amérique pour ne s’occuper que d’enfants. Une fois ici, on veut voir le plus possible. Du coup, entre les enfants et les voyages, on est plutôt bien occupés.

En Amérique, tout semble plus facile. Les magasins sont souvent ouverts jusqu’à 22 heures, voire minuit pour les grandes surfaces.

 

Qu’apprécies-tu le moins dans ta nouvelle vie en Amérique?
La famille et les amis me manquent très fort. Mais grâce à Skype, je peux les voir régulièrement. J’attends le mois de novembre avec impatience car des amis viendront me rendre visite.

La côte flamande de maman me manque aussi, elle est tellement à part. Ma famille d’accueil ne mange pas souvent de fastfood, mais la manière de préparer les repas est différente. On ne mange que très rarement des pommes de terre. Et ne parlons même pas des légumes frais. Heureusement que ma mère d’accueil me laisse parfois prendre le contrôle des fourneaux :)

 

A ton avis, quelles sont les grandes différences entre la vie de famille en Amérique et en Belgique?
Ma famille d’accueil est très croyante. Tous les dimanches, nous allons ensemble à l’église. Et je dois dire que j’apprécie énormément ces moments. La messe est très différente de celle en Belgique: un groupe joue de la musique rock et il y a plein de jeunes. On y parle de sujets modernes, aussi des sujets plus difficiles. Je constate que la foi occupe une place centrale dans les familles. Ce n’est pas vraiment le cas en Flandre.

Une autre différence, est que les enfants ont vraiment une vie très chargée ici. Après l’école, ils ont toujours quelque chose à faire. Des activités à la bibliothèque, s’entraîner au foot, voir des amis. Et cette liste n’est pas exhaustive... il y a toujours quelque chose à faire. 

 

Comment es-tu parvenue à faire la différence pendant ton programme au pair?

Je suis tout simplement restée moi-même et je remarque déjà que je fais partie de cette famille. Pour l’instant, nous travaillons beaucoup sur les promenades d’Annie. Elle commence à faire quelques pas mais doit encore gagner en confiance. A chaque fois que je parviens à franchir une étape avec les enfants, j’en ressens une immense fierté. Jusqu’à présent, Annie applaudissait toujours avec les petits poings fermés. Je lui ai appris à garder les mains ouvertes pour applaudir. Quand ça marche et quand un grand sourire vient inonder son visage, alors tu comprends que ce que tu fais est vraiment bien.

J’essaie de temps en temps d’apporter une petite touche flamande. Et les enfants arrivent même à dire quelques mots en Néerlandais.

 

L’accompagnement par Jobstop et par l’organisation partenaire locale au cours de ton programme au pair était-il suffisant?

Oui! Une fois qu’on arrive ici, l’organisation partenaire locale prend le relais. Mais je me souviens que tout au long du processus, j’ai toujours pu poser toutes les questions qui me passaient par la tête à Jobstop. Ils étaient heureux de m’aider. Je reçois parfois un petit email pour prendre de mes nouvelles. 

 

As-tu eu l’occasion de voyager pendant ton séjour en Amérique?

Oui, j’en ai déjà bien profité. Je vis à une petite heure de New York alors j’y vais de temps en temps pendant mes weekends de liberté. J’ai été à Washington DC, à la Baie du Delaware. J’ai aussi vu une grande partie de la Pennsylvanie. Philadelphie, les Chutes du Niagara, Boston et Chicago sont sur mon planning. En décembre, pendant la période de Noël, nous irons à Disneyworld en Floride..

 

Cette expérience a-t-elle contribué à ton développement personnel?

Je ne suis ici que depuis 4 mois mais j’ai déjà énormément changé. J’avais toujours peur de l’inconnu. Je restais dans ma zone de confort. Grâce à cette expérience, ma confiance en moi est vraiment boostée. Une fois qu’on ose tout laisser derrière nous, l’avenir ne peut qu’offrir de belles choses. Le soutien que j’ai reçu de quelques amis et de ma famille m’a énormément réjouie. Je peux le faire, je veux le faire, je vais le faire! 

 

Raconte-nous une chouette anecdote sur ton séjour en Amérique?

La semaine passée, CJ avait un devoir à faire à la maison. Il devait répondre à des questions qui le concernaient. Quel est ton repas préféré, quel âge as-tu, etc. L’une de ces questions était: de combien de personnes se compose ta famille et peux-tu les nommer? Il a écrit : six. Maman, papa, Hilke, Annie et Debbie. Je me suis vraiment sentie comme un membre à part entière de la famille! 

Quand je suis arrivée dans cette famille et que j’ai vu ma chambre pour la première fois, j’ai directement remarqué certains cadres. Ma mère d’accueil avait imprimé et encadré quelques photos que je lui avais envoyées.

Je pourrais encore raconter tellement de choses qui me tiennent à coeur. Toutes les soirées de déguisement avec les enfants. Toutes ces petites choses qu’Annie apprend. Et toutes ces choses marrantes que Debbie raconte sans cesse! 

 

Quel conseil donnerais-tu aux futurs au pairs

Arrêtez d’hésiter et foncez! Prenez le temps pour choisir votre famille. Ne la choisissez pas au hasard! Optez pour une famille où vous vous sentirez bien, car vous passerez chaque jour avec elle. Et profitez!

 

Merci Jobstop pour cette merveilleuse aventure!


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