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Jeudi, 17 Août 2017

Lysbeth: Au pair aux Etats-Unis

Partir à l’étranger, travailler avec des enfants, et construire une nouvelle expérience. Cette combinaison gagnante a conduit Lysbeth (22) en Amérique. Elle y travaille depuis un an en tant qu’au pair. Pour elle c’est ‘Amazing!’ ... pour reprendre les mots d’Astrid Bryan.

 

 

Pour quelle raison es-tu partie aux Etats-Unis en tant qu’au pair?

J’aime travailler avec les enfants: j’étais chef-guide et je travaillais comme puéricultrice. Un jour mon père m’a montré une annonce pour devenir au pair à Londres. Vivre une expérience à l’étranger me plaisait car je voulais voir le monde. En plus, rien ne me retenait en Belgique: pas de mari et pas encore d’enfants. En plus, une expérience à l’étranger, c’est toujours un point positif à ajouter au cv. Je n’ai pas eu le job mais mon envie était du coup titillée et j’ai recherché un autre job en tant qu’au pair sur internet.

 

Comment s’est passée cette recherche?

En faisant mes recherches, je suis arrivée sur le site de Jobstop. Avec le soutien de mes parents, je me suis inscrite via le site et quelques minutes plus tard, Elizabeth de Jobstop m’appelait déjà. J’avais appuyé sur le bouton “start” de mon aventure!

J’ai été invitée pour un entretien et on a parlé pendant une heure au moins, en anglais. Est-ce que ma famille me soutient? Quelles activités je prévois avec les enfants quand il pleut? Est-ce que j’ose conduire à l’étranger? Comme je réagis en situation d’urgence?

Jobstop proposait alors des jobs d’au pair en Espagne, en Australie et aux Etats-Unis. Je trouvais l’Espagne trop proche de la maison et je ne parle pas l’espagnol. J’ai donc laissé tomber. Les Etats-Unis m’attiraient vraiment et probablement que le fait qu’on y a de la famille a influencé ma décision. Et naturellement, la formule “au pair” est tellement répandue en Amérique!

As-tu pu donner tes préférences?

Après cet entretien, tout s’est accéléré: j’ai dû créer un profil sur le site Interexchange au pair USA, l’organisation avec laquelle travaille Jobstop. J’ai dû y indiquer beaucoup d’informations pratiques: le nombre d’enfants dont je veux m’occuper, si les animaux domestiques étaient un problème, si je voulais travailler dans une ville ou plutôt à la campagne,… J’ai pu transmettre toutes mes préférences. J’ai même pu donner mon avis sur les autres religions et les relations homosexuelles.

Il y avait également une partie qui me concernait: ma formation, mes passe-temps, mon expérience,…

J’ai ajouté une lettre destinée aux parents dans laquelle je parlais de moi, de ma famille, de mes amis. Je voulais que les parents en sachent plus sur la personne qu’ils accueilleraient. J’ai également ajouté des photos et une vidéo pour montrer comment je me débrouillais avec les bébés, ma manière de raconter une histoire aux petits,… Ce travail était très exigeant mais ça en valait la peine.

Dès que tout était en ligne, j’ai été reprise dans une liste d’au pairs disponibles et les familles pouvaient me contacter.

As-tu trouvé une famille rapidement?

Après une journée seulement, une famille de New York qui avait des triplés m’a contactée. J’ai passé plusieurs entretiens en ligne avec la maman. Une personne très gentille et sympathique. Pourtant, j’ai refusé car j’avais l’impression que je ne me sentirais pas à l’aise.

Une semaine plus tard, j’ai été contactée par la famille Woods de la Caroline du Sud. Glenn et Patricia ont 3 enfants: Ryan (14), Jake (5) et Hudson (3). Glenn, le papa, souffre de la maladie de Parkinson et ils ont besoin d’aide. On a eu plusieurs entretiens et là j’ai vraiment senti que ça passait bien entre nous. Et voilà, je suis maintenant au-pair en Amérique.

Comment s’est déroulée la préparation?

Après avoir accepté le job, le départ était imminent.. la semaine d’après. Elizabeth m’a donné tout un tas de documents. Des documents importants pour que tout soit en ordre. Je devais aussi demander un visa, ce qui finalement était plus facile que je croyais. Il y avait beaucoup de documents sur la sécurité et des questionnaires à compléter. Une semaine plus tard, j’avais mon visa en poche.

Je devais aussi m’occuper de toute une série de choses en Belgique: régler des documents légaux, vendre ma voiture, vider mon appartement et bien sûr faire mes bagages.

Je me suis envolée le 6 janvier à destination de ma nouvelle vie... 1 an comme au pair en Amérique.

Quelles ont été tes premières impressions?

Avant de rejoindre la famille Woods, je devais d’abord participer à une semaine d’orientation à New York. Dès que j’ai pris place dans le taxi, j’ai pensé: ‘WAOW!’, ou pour reprendre les mots d’Astrid Bryan: ‘AMAZING’. Le skyline de New York est une image que je n’oublierai jamais.

Au cours de la semaine d’orientation, les autres au pairs originaires du monde entier et moi-même avons reçu plein d’infos sur la manière de s’y prendre avec les enfants, un cours de secourisme, et des explications sur les documents que nous devions remplir.

Le jour-J est alors arrivé! Je suis partie en direction de Charlotte, en Caroline du Nord et j’ai rencontré la famille Woods.

J’ai été cajolée et submergée de questions et d’histoires. Ces câlins sont d’ailleurs typiques en Amérique. Tout le monde est vraiment très amical.

Pour fêter mon arrivée, nous avons été mangé dans un resto spécialisé dans les hamburgers. Par erreur, Glenn a commencé à manger mon burger. Depuis on parle souvent de cette anecdote: ‘Lysbeth était à peine arrivée que Glenn piquait déjà son repas.’

A quoi ressemble une journée normale?

Je commence à 10h. Le matin je dois juste m’occuper de Hudson. Lire une histoire, bricoler, jouer etc. Ensuite, je prépare le lunch et dans l’après-midi je vais chercher Jake à l’école. Suivent alors les devoirs, les jeux à l’extérieur, la collation et les jeux informatiques, max 1 heure par jour. Patricia arrive à la maison vers 18 heures. On dîne et je termine la journée vers 19 heures en mettant les enfants au bain. Un programme bien rempli mais composé de tâches très variées.

Je retire beaucoup de satisfaction de mon job. Les enfants américains deviennent propres beaucoup plus tard mais après 1 semaine, Hudson n’avait plus besoin de lange. Glenn et Patricia étaient très fiers de moi.

Quelles sont les règles à respecter?

Il y a quelques règles que les familles doivent respecter. Par exemple, je ne peux pas travailler plus de 10 heures par jour et plus de 45 heures par semaine. Aussi, je dois avoir au moins un jour et demi de liberté. Je travaille en échange d’un logement et de repas, mais je reçois aussi un peu d’argent de poche. En plus, je dois avoir ma propre chambre, même quand je voyage avec la famille.

Parmi mes obligations, je dois aller une fois par mois à la réunion des au pairs et je dois suivre des leçons. Pour avoir assez de crédits, je suis encore deux cours: Espagnol et un cours lié à la santé.

Ma famille d’accueil est vraiment gentille. Glenn a par exemple échangé son truck contre deux plus petites voitures pour que je puisse en avoir une. Rouler en voiture est une véritable expérience ici: il y a souvent 5 bandes de circulation et on peut dépasser tant par la gauche que par la droite. Et au feu rouge, si on doit tourner à droite, on peut y aller si c’est possible. Je trouve que ça devrait être permis aussi en Belgique.

Le choc des cultures n’a pas été trop difficile?

Ca a été. Ici tout est plus grand. Au supermarché, tu as par exemple tout un rayon où on ne trouve que du papier de toilette. En plus, un supermarché vend vraiment de tout, des divans au salami, des téléphones portables aux frisbees. Ca vous laisse imaginer la taille immense de ces magasins. Et il y a aussi les “drive thru”, car tous les commerces ont un “drive thru”, même les pharmaciens.

Aussi, le fastfood ici ne se limite pas aux hamburgers. Les repas pré-emballés sont quotidiens. C’est moins cher que les aliments frais et c’est vite préparé... mais tellement moins sain.

Les clichés sont parfois correctes: les jeunes organisent des soirées chez eux, dans les bars il y a des écrans géants pour suivre les matchs et les weekends on se fait une petite virée.

Quels sont tes plans d’avenir?

Je travaillerai en tant qu’au pair ici pendant un an. Ensuite, j’aimerais voyager pendant un mois aux Etats-Unis. Ma famille d’accueil m’a déjà demandé si je ne voulais pas rester plus longtemps, vu que je peux prolonger mon visa d’un an. Mais je ne sais pas encore si je le ferai. Je me plais énormément ici et je rencontre plein de gens, mais j’ai de temps en temps le mal du pays.

 

Quel que soit mon avenir, cette expérience est juste incroyable.


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